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ZD Tech : Qui est Jack Dongarra, prix Turing 2021, l’homme

ZD Tech : Qui est Jack Dongarra, prix Turing 2021, l'homme qui a imposé les superordinateurs

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique qui est Jack Dongarra, prix Turing 2021, l’homme qui a imposé les superordinateurs.

Dans le monde de l’innovation, vous connaissez Elon Musk et Bill Gates. Mais pas Jack Dongarra. Et c’est inexcusable. Donc je vais réparer ça.

Entre deux mondes

Une bonne partie de la vie de Jack Dongarra a été consacrée à faire la navette entre deux mondes.

Dans l’un, Jack s’assoit avec un groupe de mathématiciens, un stylo et du papier en main, et imagine des problèmes qui pourraient être résolues par des ordinateurs. Enfin, par des très très gros ordinateurs, de la taille d’une armoire, voire de plusieurs.

Et dans un autre monde, il est face à ces colosses de circuits intégrés, installés dans des salles blanches, et dotés d’une puissance de calcul incroyable. Et il tente de les configurer en prenant en compte des contraintes incroyables, telles que la vitesse, la mémoire, l’énergie, et bien sûr le coût de ces machines gigantesques.

Oui, Jack Dongarra a passé 50 années à réunir ces mondes.

Prix Turing

C’est pourquoi la semaine dernière, cette carrière a été célébrée par l’Association for Computing Machinery, qui a décerné à Jack Dongarra sa plus prestigieuse distinction, le prix Turing. Oui, c’est l’équivalent du prix Nobel pour l’industrie informatique.

Google, qui sponsorise ce prix, va lui remettre un million de dollars de récompense.

Et non, Jack Dongarra n’est pas déjà millionnaire. Il est professeur d’informatique à l’université du Tennessee, aux Etats-Unis. Il est titulaire d’un doctorat en mathématiques appliquées.

LINPACK, BLAS et MAGMA

Mais qu’est ce qu’a bien pu faire Jack Dongarra pour mériter ce prix, et un million de dollars ?

Et bien, il a créé des outils comme LINPACK, largement utilisé pour évaluer les performances des systèmes. Il a aussi créé BLAS, un outil indispensable pour effectuer les opérations vectorielles et matricielles nécessaires au calcul scientifique. Ou encore, il a mis sur pieds MAGMA, une bibliothèque d’algèbre linéaire qui fait tourner les cartes graphiques embarquées dans les superordinateurs.

Pour résumer, les outils de ce professeur permettent de concevoir des logiciels performants fonctionnant sur des machines à haute performance.

Il a aussi travaillé sur les mécanismes de traitement parallèle, et enfin, et c’est peut-être le plus connu de ces travaux, il a mis au point des techniques d’évaluation des performances pour mesurer la vitesse d’exécution de ces superordinateurs. De quoi élaborer la fameuse liste TOP500 des superordinateurs.

A date, c’est le supercalculateur japonais Fugaku, développé par Fujitsu, qui est depuis juin 2020 le plus puissant du monde, et donc en tête du TOP500. Et il utilise un système d’exploitation Red Hat Linux 8 pour fonctionner.

« La science est guidée par la simulation », assure Jack Dongarra. « C’est dans cette adéquation entre les capacités du matériel et la nécessité des simulations pour utiliser ce matériel que mes logiciels trouvent leur place. »




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