Mobilité

ING : la fermeture de la banque en ligne se fait dans la



Nous vous informions, fin d’année dernière, de l’intention d’ING de fermer
sa banque en ligne dans l’hexagone. Le portefeuille client a été repris par
Boursorama et compte environ 500 000 utilisateurs. Malgré cette reprise, le
client n’est pas obligé de maintenir ses comptes chez Boursorama et peut
choisir un autre prestataire que ce soit en ligne ou en agence
« classique ».


Seulement, certains comptes semblent avoir déjà été clôturés de manière
« sauvage » avec une communication minimale en cette période estivale où
les clients ne sont pas forcément à l’affut d’un courrier ou d’un email.


Des fermetures brutales


Selon France Conso Banque, bon nombre des clients ING se servent du service
en ligne comme compte principal. Si les procédures pour passer chez
Boursorama ont été simplifiées (et encouragées), ce n’est pas le cas du transfert vers
d’autres établissements. Cela prend du temps, et c’est justement ce qu’il
manque à certains clients.


Parmi eux, Michel Guillaud, président de France Conso Banque, qui a vu son
compte être fermé 2 ou 3 jours après la réception d’une simple lettre type
« Ecopli ». S’il a pu, grâce à sa structure, faire rouvrir son compte le
temps de faire les démarches nécessaires, ce n’est pas forcément le cas
d’un « client lambda » qui peut se retrouver sans avoirs et sans moyens de
paiement du jour au lendemain ou presque.


En effet, si certains clients ont reçu une lettre recommandée, d’autres ne
semblent avoir reçu qu’une simple lettre et un mail (qui passe facilement
dans les spams) durant une période où bon nombre de Français ne sont pas
forcément à leur domicile.


C’est pourquoi France Conso Banque compte lancer un recours collectif à
l’encontre d’IGN pour obtenir le dédommagement des personnes lésées, car
les comptes courants ne sont pas les seuls à subir des fermetures
soudaines.


De nombreux produits concernés


Si une partie des clients ne possèdent qu’un compte courant chez ING,
d’autres possèdent des comptes épargnes, des emprunts, des assurances vie
ou des comptes-titres. Voici un résumé rapide (et non exhaustif) des
conséquences de la fermeture du service en ligne d’ING sur ces différents
produits :


Compte épargne : les comptes ont été ou seront clôturés sous peu et
l’argent déplacé sur le compte indiqué par le client pour la transition. Le
problème, c’est qu’il est désormais possible d’ouvrir un livret réglementé
(comme le livret A) auprès d’une banque qu’à la condition d’être titulaire
d’un compte de ce type dans un autre établissement. La démarche de
vérification prend du temps, ce qui signifie des pertes d’intérêts le temps
de la procédure. Le recours collectif vise également à obtenir une
compensation pour ses intérêts.


Compte-titres : si le client ne fait pas les démarches de transfert dans
les temps, ING se « réserve le droit de vendre les titres », une démarche
conforme aux conditions générales selon ING, mais qui pourrait se traduire
par des moins-values. Même si le client réalise le transfert dans les
temps, il reste une période durant laquelle il lui sera impossible
d’effectuer des transactions.


Assurances vie : pour cette partie, le client n’a pas eu le choix, tous les
contrats ont été transférés chez Boursorama qui maintient les conditions
souscrites et a envoyé des identifiants pour ses « nouveaux clients ». En
tant qu’intermédiaire de Generali Vie, ING se dégage de la responsabilité
du transfert et invite les clients à contacter l’organisme directement
s’ils souhaitent travailler avec un autre intermédiaire. En résumé, « cher
client, débrouillez-vous ».


Les crédits : sans repreneur de son activité « crédits », ING continue
d’assurer le service. Il faudra penser à leur faire parvenir rapidement un
nouveau RIB afin d’éviter les frais de mensualités impayées et une
inscription au fichier des incidents de remboursement des crédits aux
particuliers. Cette démarche est valable pour les crédits immobiliers, mais
aussi pour les prêts personnels. À noter que pour ces derniers, ING propose
le remboursement anticipé sans pénalité.


Source : Le Particulier


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