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10 minutes pour livrer : dans un dark store Getir

10 minutes pour livrer : dans un dark store Getir

Les scooters sont rangés dans l’entrée du local. Les livreurs patientent dans une salle de pause entre deux tournées.

Les start-up du quick commerce poussent comme des champignons en ville. L’une d’entre elles, la société turque Getir, s’est établie en France depuis près de neuf mois maintenant. Elle dispose de près de 50 entrepôts de proximité rien qu’en Ile-de-France, dont une dizaine dans la capitale. L’un de ses derniers dark stores en date – ou “gstore” selon Getir – s’est ouvert dans la commune de Clichy, dans les Hauts-de-Seine, à la place d’une ancienne boutique de téléphonie mobile.

ZDNet s’est rendu sur place pour rencontrer les équipes de Getir et son directeur général France, Alec Dent, à l’occasion de l’annonce de la signature du 350e contrat CIE jeune avec Pôle emploi.

Depuis l’extérieur, difficile de s’imaginer ce qui se joue derrière les murs, où livreurs et préparateurs de commandes en CDI s’affairent toute la journée. Sur le trottoir, ni poubelles qui traînent, ni scooters jaunes et violets aux couleurs de la start-up. Il faut pousser la porte pour trouver les véhicules, vélos et scooters électriques, garés en rang d’oignons entre deux tournées.

Plus loin, les marchandises sont stockées dans une arrière-salle séparée de l’entrée par un comptoir, où les préparateurs de commandes remplissent les sacs et s’assurent qu’aucun produit ne manque à l’appel.

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Les commandes passées par les clients sont préparées en direct depuis les entrepôts. Le client ne se déplace pas en magasin, c’est le magasin qui vient à lui.

Les soirs de match, c’est pizzas à gogo

Le local, calme en apparence, est géré par un “team lead”, un poste central dans l’organisation du gstore, puisque c’est celui qui suit le va-et-vient des livreurs. Tout (ou presque) se passe en coulisses, sur l’application de Getir. C’est là que les clients font leur choix parmi une sélection de 2 000 produits, aliments frais, boissons, snacks en tous genres, lessive ou encore couches pour bébés. Les entrepôts de proximité sont ravitaillés tous les jours et les stocks sont actualisés en temps réel pour limiter les déconvenues.

Typiquement, les soirs de match, ce sont les pizzas qui partent comme des petits pains, commente un employé de Getir à ZDNet. Le reste du temps, les produits frais, les snackings, les fruits et les légumes sont les produits les plus populaires, devant l’alcool en quatrième position, commente Gabriel Diaz, un ancien de Deliveroo passé head of expansion chez Getir.

Comme Gorillas, Cajoo, Flink et les autres, Getir attire ses clients à coup de codes promo et de promesses sur des délais de livraison très courts (de 10 à 15 minutes en moyenne). Toutefois, Getir affiche sur l’application le temps d’arrivée estimée (ETA) de la commande pour « limiter le stress chez les livreurs », note Gabriel Diaz.

La valse des livreurs dure toute la journée, commence « très tôt le matin jusqu’à très tard le soir », peut-on lire sur le site internet. Contrairement aux start-up qui livrent des plats déjà cuisinés, Getir n’observe pas de pic de commande autour des repas, à peine « quelques points de plus » que le reste de la journée, estime Alec Dent.

Un acteur plus mass market que premium

Le secteur a connu une poussée très rapide, encouragée par les habitudes prises pendant les confinements. Si ce genre de service ultrarapide fait de l’ombre aux commerces de proximité dans les zones marchandes, la concurrence fait surtout rage entre les start-up de livraison elles-mêmes.

Pourtant, « il y a de la place pour tout le monde », veut croire Alec Dent. « Avec 2 000 références, nous n’attirons pas toutes les catégories de clients. Nous sommes plutôt “mass market”, quand d’autres sont plutôt premium », précise-t-il.

La poussée subite de ces nouveaux acteurs entraîne des crispations sur le statut de ces dark stores, qui tantôt se décrivent comme des entrepôts, et tantôt comme des commerces. A Clichy, Getir a choisi le statut de commerce. Alec Dent admet qu’il y a toujours « une zone un peu grise » du fait de cette activité relativement naissante en France. « Le marché va vite, mais notre intérêt c’est de rester. Nous en sommes au début de l’histoire », indique-t-il. Pour la prochaine étape de son développement, Getir veut déjà ouvrir un réseau de franchises.




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